vendredi 23 janvier 2009

L'or revient en force...


Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

lundi 19 janvier 2009

Faut-il moraliser ?


Pour Nicolas Sarkozy, c’est très clair et c’est oui. 

En exigeant que les dirigeants des banques françaises renoncent à leurs bonus au titre de l’exercice 2008, Sarkozy envoie un signal fort aux nababs de la finance moderne : rien ne sera plus comme avant. L’époque des gros profits à très courte vue est désormais révolue.

Mais est-ce suffisant ?

Il faut tout d’abord rappeler le contexte : l’invraisemblable épopée des subprimes précédée et accompagnée d’un endettement généralisé. Une part grandissante de la croissance des sociétés occidentales s’est faite à crédit ces 20 dernières années sous le joug du développement d’artifices financières toujours plus efficaces. Le bouquet final : la titrisation massive de crédits hypothécaires américains pourris disséminés un peu partout avec pour corolaire la faillite de millions de ménages américains et une récession mondiale. Le tout, sous la complaisance et l’accompagnement même, d’agences de notation déshonorées qui ont failli à leur mission.

Les grandes banques d’affaires, à l’origine de la production et de la commercialisation des titres « subprimes » (produits regroupant de milliers de crédits hypothécaires plus ou moins pourris), et les agences de notation, ont une responsabilité essentielle dans la situation actuelle. Ces financiers rémunérés des dizaines de millions par année (par tête de pipe) ont imaginé, crée et commercialisé ces produits toxiques sur les marchés financiers. 
Quant aux agences de notation, elles ont évalué ces produits comme les plus sûrs alors même que les crédits hypothécaires les composant avaient été accordés souvent à taux variables et à des ménages parfois sans revenus. Pendant plusieurs années, ces produits financiers ont généré des dizaines de milliards de profits et des bonus stratosphériques

Dès 2007, le retournement du marché immobilier américain a provoqué l’effondrement d’un système totalement dénué de moral et basé exclusivement sur l’avidité, la tromperie et le déni de l’autre.

D’un côté, des traders et dirigeants avides qui se sont enrichis dans des ordres de grandeur inimaginables au cours des belles années. De l’autre, des millions de ménages ruinés, des épargnants et futurs retraités floués, et un système financier décrédibilisé sauvé en dernier ressort par le contribuable. Durant quelques années, ces traders et dirigeants ont pris des décisions dévastatrices pour la collectivité mais qui leurs ont rapporté des milliards. 

D'où la question suivante...

Ces milliards ne devraient-ils pas être tout simplement restitués à la société ? Est-ce réellement impossible ?... 

Avec le retour en force des politiques, tout devient possible....

jeudi 8 janvier 2009

Barack, l'homme qui valait 1'000 milliards

Avec les milliers de milliards de dollar injectés dans les systèmes économiques et financiers sous diverses formes depuis plus d'une année, certains pourraient être tentés de croire que les pouvoirs publics ont fait ce qu'ils devaient faire en amenant des solutions efficaces à la crise.

Pourtant, l'économie américaine a bel et bien détruit près de 700'000 emplois en décembre. C'est énorme et surtout 200'000 emplois de plus que ce que prévoyaient les analystes. Comment des experts peuvent-ils se tromper à ce point s'agissant de données statistiques communiquées mensuellement…? La situation est-t-elle définitivement hors contrôle ?

Après avoir sauvé les bancaires de la banqueroute généralisée et retardé l'écroulement du secteur automobile américain à coups d'injections de dizaines de milliards, d'autres secteurs économiques viennent mendier à Oncle Sam de l'argent dont il ne dispose plus en réalité…

Ainsi, Larry Flynt, roi du porno américain, estimant mériter la même attention que les constructeurs de voitures, demande au Congrès de débloquer une aide de 5 milliards de dollars en faveur de son secteur…

5 milliards ? Qui dit mieux … Décidemment, l'homme qui valait 3 milliards a fait son temps…

Avec son plan à plus de 1'000 milliard, soit 1 trillion en langage moderne, Barack Super-Man Obama est en passe de révolutionner la relance.

Des sommes dont les Etats-Unis sont à milles lieux de disposer, pour reconstruire, réhabiliter et moderniser les infrastructures publiques telles que les écoles, les hôpitaux, les routes, ponts, etc. A la clé, des millions d'emplois seraient créées sous la bienveillance de généraux pays donateurs…

La problématique de la dette américaine et, surtout, de la part toujours plus forte que l'étranger y a pris, a suffisamment été discutée dans ce blog pour ne pas être à nouveau abordée dans les détails…Que les taux des bons du Trésor US prennent l'ascenseur demeure une question de temps. Dans cette hypothèse que j'estime hautement probable, les généreux pays donateurs détenant de la dette américaine se verront infliger le même sort que les particuliers qui possédaient des produits structurés Lehman Brothers ou des "Maddofs".

Dans ce contexte inédit, disposer de liquidités reste le maître-comportement pour 2009. A l'instar de 2008, les liquidités permettront à nouveau de gagner du pouvoir d'achat…

Fin 2008, vous pouviez acheter près de deux CAC40 pour le prix d'un de fin 2007… Fin 2009, sans doute pourrez-vous en acheter trois pour le prix d'un à fin 2007…

Fin 2008, vous pouviez acheter près de 100 m2 pour le prix de 80m2 fin 2007… Fin 2009, sans doute pourrez-vous en acheter 120m2 pour le prix de 80m2 fin 2007….

Quant aux matériaux précieux tels que l'or ou l'argent, ils ont convenablement joué leur rôle de valeur refuge en 2008 en surperformant aisément les actifs risqués alors même qu'ils ne génèrent aucun revenu et coûtent en stockage.

D'aucuns me rabâchent à souhait leur inintérêt à détenir des métaux précieux. Soit. Mais je leur retourne la question.
Quel est l'intérêt d'acheter de nouveaux biens de consommation dont la valeur décroit rapidement et dont le gain d'utilité qu'ils apportent est quasi nul ? 9 millions, 10 millions ou 11 millions de pixels ? 50, 100 ou 150 gigas ? 92, 112 ou 132 cm ?....

Au fond, détenir des métaux précieux, c'est miser sur la fin d'un cycle.

C'est miser sur la fin de la consommation à outrance de produits dont les gens n'ont pas besoin et qui ont été achetés avec de l'argent qu'ils n'avaient pas.

C'est miser sur l'écroulement de la pyramide de dettes bâtie ces 20 dernières années.

C'est miser aussi sur la fin du système monétaire actuel.


Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com