lundi 24 novembre 2008

Sarkozy lance un fonds plus spéculatif que souverain

Billet co-rédigé avec Aurélien Veron http://aurel.hautetfort.com/
Dopé par la crise actuelle, Nicolas Sarkozy se sent pousser des ailes pour sauver la France, l’Europe et même le monde. Il sait que l’environnement actuel se prête aux mesures exceptionnelles, celles qui marquent l’histoire du sceau de leur initiateur. Mais comme beaucoup de ses chers compatriotes, le Président de la République découvre à peine la complexité de l’économie à l’échelle du monde. Lorsqu’il s’inspire des bonnes pratiques de nos voisins, il ne prend hélas pas en compte leur environnement propre, pas plus qu’il ne regarde leur mode d’emploi. Sa dernière trouvaille, le fonds souverain, va transformer l’Etat français en apprenti sorcier du LBO.
Est-ce bien raisonnable d’endetter une fois de plus les Français pour spéculer à crédit ? Quelle est donc cette nouvelle morale que le Président Sarkozy souhaite insuffler ?

Dans notre contexte financier extraordinaire, le Pérsident Sarkozy aurait eu tort de se priver d'un tel effet d'annonce. Le fonds souverain, incarnation d'un Etat financièrement solide, est bel et bien dans l'air du temps. Pourtant, l'apparition du premier fonds souverain date de 1953. Il s'agissait du fonds souverain koweitien…

Depuis des années, les pays disposant de ressources énergétiques, tels la Norvège, le Koweit ou la Russie, ou d’une balance commerciale très largement excédentaire comme la Chine, accumulent des centaines de milliards de dollars dont ils ne savent que faire. Ils ont alors mis en place des fonds stratégiques dits souverains afin de recycler leur épargne nationale en investissements de longue durée.

Chacun le sait : la matière première du fonds est l'argent. Sans argent, le fonds souverain est une coquille vide. Pourtant le Président Sarkozy a annoncé cette semaine la création d'un fonds souverain de 20 milliards alors même que le déficit de l'Etat français tutoie les 50 milliards annuels et que la dette « officielle » (sans compter la dette sociale hors bilan) avoisine les 1.200 milliards d'euros.

Paradoxal ? Poser la question c'est déjà y répondre.

Que représente, pour la France, la constitution d'un fonds souverain à crédit ?

Un emprunt supplémentaire de 20 milliards au taux de l'OAT dont le retour sur investissement dépendra en partie de la direction des marchés financiers. L’année 2009 s’annonçant difficile, nous ne pouvons exclure que le CAC 40 frise les 2.000 points. A ce niveau, la note risque d'être extrêmement salée pour le contribuable. Autrement dit, un verre supplémentaire dans notre marigot de dettes. Nicolas Sarkozy entendait-il refonder « le capitalisme financier » en lançant l’Etat français dans une telle opération spéculative à effet de levier ?

Quant à l'argument consistant à avancer que ce fonds souverain sera de nature à protéger nos entreprises de prédateurs étrangers, il n'est pas non plus très sérieux. Que fait-on aujourd'hui avec 20 milliards ? En admettant que le fonds français dit souverain soit effectivement classé dans la catégorie des fonds souverains, la mise en comparaison des fonds en termes de volume financier relègue l'Etat français au rang de petit poucet. L'Abu Dhabi Investement Authority gère plus de 600 Mds $, le Governement Pension Fund-Global de Norvège plus de 300 Mds, et la Chine dispose de plus de 2.000 Mds !

Le Président Sarkozy devrait écouter les 19 autres pays du G20 qu’il a été si fier de convoquer. Les grandes crises ne se résolvent pas en érigeant des lignes Maginot et en substituant des acteurs publics aux acteurs privés en difficulté. En matière financière, l’Etat n’a aucune raison de faire des choix plus judicieux que les entreprises, il n’en a ne les compétences, ni les moyens.
Lorsque les politiques pratiquent une basse démagogie en présentant les investisseurs étrangers comme des « prédateurs », n’oublions pas qu’ils représentent avant tout une aubaine pour obtenir davantage de capitaux et ouvrir de nouveaux marchés. Le géant bancaire suisse UBS a été sauvé de la tempête financière grâce à l'injection de milliards du fonds souverain Singapourien.

Plus récemment, la banque française BNP Paribas a réalisé une belle opération dans son développement en rachetant la banque Fortis de l’Etat belge, qui n’a pas ce genre de préjugé. Plus que jamais, les entreprises françaises doivent être libérées de leurs entraves actuelles. C’est la condition essentielle pour que l'économie francaise s’en sorte le plus vite. L’urgence est à la simplification du marché du travail et à l’allègement des prélèvements et des charges administratives pesant sur leur activité. Assumons enfin nos talents, et profitons des ouvertures qu’offre la mondialisation !



Edouard Martin
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mardi 18 novembre 2008

Séminaire sur le money management : Genève, les 6 et 13 décembre

Voici la présentation de mon séminaire sur le money management - sur une journée - qui se déroulera les samedi 6 et 13 décembre à Genève.
N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations.
Edouard Martin
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vendredi 14 novembre 2008

Deux billets de trendis-yourfriend repris dans l'hebdo Vendredi


Edouard Martin
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mardi 11 novembre 2008

Un plan de relance qui en chasse un autre...

La roue tourne...
Inimaginable il y a quelques années encore, la Chine annonce un plan de relance à 600 milliards de dollar….

Les plans de relance qui faisaient la une ces dernières années et décennies étaient ceux des pays occidentaux. Bien qu’endettés mais sans mal, ces pays ont toujours pu financer par l’emprunt d’innombrables et dispendieuses mesures de politique économique à efficacité discutable.

Aujourd’hui, c’est la Chine qui annonce un plan de relance sans précédant mais avec une différence notoire : la Chine a les reins suffisamment solides pour se financer…

Avec un taux d’épargne moyen par habitant proche de 25% par habitant et des réserves de change proches de 2'000 milliards de USD et surtout accumulées au détriment de l’endetté consommateur américain, la Chine est en passe de vivre une formidable accélération de son développement intérieur.

Plutôt que de placer ces milliers de milliards de USD dans les bons du trésor américain dont la solidité ne repose que sur la confiance accordé par le marché aux agences de notations (celles qui notaient Lehman Brother’s triple A juste avant sa faillite), la Chine annonce qu’elle dépensera ses dollars.

Officiellement, les autorités chinoises justifient ce plan de relance par une situation économique actuelle dramatique menant à une réduction drastique de leurs exportations. Il y a une part de vrai… Mais de rappeler tout de même que le taux de croissance annuel moyen de la Chine est tombé à son niveau le plus bas en au 3ème trimestre 2008… 9% ! Seulement ?...

Si ce plan de relance est positif pour la Chine, il risque de se révéler désastreux pour les Etats-Unis dont la demande en bons du Trésor va s’affaisser alors même que le déficit budgétaire 2009 est pressenti à un niveau historique … proche de 1'000 milliards…
Il ne faudra compter ni sur l’épargne du consommateur américain, ni sur la Chine pour financer les plans de relance Obama…
Les jeux semblent être définitvement faits.

Edouard Martin
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samedi 8 novembre 2008

Le plan de relance du Président Obama ne changera rien

A l’occasion de sa première conférence de presse hier soir, le Président Obama a tiré les grandes lignes de son plan de sauvetage de l’économie américaine.

Celui-ci passe par une augmentation des allocations chômage, des dégrèvements fiscaux pour la classe moyenne et des augmentations d’impôts pour les privilégiés et par une aide aux Etats, communes et PME touchés par la crise. L’objectif étant de minimiser les licenciements et d’éviter l’augmentation des impôts locaux.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un Xème plan de relance destiné à redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs ou plutôt destiné à réduire son érosion. En clair : soutenir la consommation de produits dont les américains n’ont pas besoin avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Ce plan ne marque par conséquent aucune rupture du traitement politique de l'économie américaine.

Avec une dette publique supérieure à 10'000 milliards de USD qui croit de plus en plus vite, une épargne privée asséchée, un dollar dont le reste du monde se méfie de plus en plus, une économie en récession et une déflation généralisée, le Président Obama frôle la quadrature du cercle.

Les effets d’annonce n’effaceront pas la dure réalité économique et géopolitique : ce sont des chèques supplémentaires que le Président Obama va demander à ses créanciers du reste du monde. Des dettes qui n’ont désormais quasiment plus aucune chance d’être remboursées.

« Quand un homme doit 100'000 dollar à son banquier, il ne dort plus la nuit. Mais quand l’homme doit 10 millions de dollar à son banquier, c’est le banquier qui ne dort plus… »
Quand une personne ne peut payer ses dettes, elle ne paye pas. Mais la dette ne cesse pas pour autant d’exister. Elle est simplement payée par quelqu’un d’autre : le créancier.

Les créanciers des Etats-Unis ont accumulé tant de dollar dans leurs coffres que la seule liquidation d’une toute petite partie de cette fortune provoquerait l’effondrement du dollar et par mécanisme l’effondrement de la majeure partie de leur fortune.

Cette situation potentiellement explosive ne semble avoir aucune issue positive.
  1. Si les créanciers des USA refusent de financier cet Xème plan de relance, c’est le dollar qui s’effondre et leurs créances - libellées en USD - avec.
  2. Si les créanciers des USA acceptent de financier cet Xème plan de relance, c’est la fuite en avant : la dette américaine enflera une fois encore. Plus la dette US augmentera, plus les intérêts de la dette seront élevés, plus le gouvernement devra emprunter : c’est l’effet boule de neige qui mènera à une explosion des taux US. L’ajustement sera à terme d’autant plus brutal.

Dans les deux cas de figure, le dollar n'a pas d'autre horizon que de fortement baisser.

Le rebond du dollar de ces dernières semaines offrent aujourd’hui l’opportunité incroyable de sortir du dollar à très bon compte.











Edouard Martin
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lundi 3 novembre 2008

Présentation du séminaire sur le money management

Le constat est sans appel : entre 90% et 95% des traders perdent de l’argent.

Les raisons de ce désastre sont multiples mais l’absence de money management ou son inefficacité expliquent la grande majorité des déconvenues.

Pour gagner en trading, il ne suffit pas d’avoir raison plus d’une fois sur deux. Si c’était le cas, plus de 50% des traders gagneraient de l’argent. Pourtant, les statistiques démontrent le contraire.

Avant de se demander quand entrer et sortir du marché, le trader doit se demander COMBIEN risquer sur chacune de ses positions. Le money management répond à cette question.

Un money management adapté permet au trader de maximiser ses gains dans les périodes de réussite tout en préservant son capital de ses prises de positions perdantes. Son capital croit ainsi de manière régulière sur moyenne et longue période. Les formules mathématiques et méthodes que nous avons développées permettent de coller à cette définition.

Ces formules sont construites sur la base du résultat de l’expérience des 40 ingénieurs de Ralph Vince reprise sur le site de Mostafa Belkhayate où nous sommes cités (www.belkhayate.ma/fr/detail_act.php?id_act=87)

Elles permettent de retirer un profit maximum de toute stratégie de trading à espérance mathématique de gain positive. Couplée à une stratégie d’entrée/sortie, l’utilisation d’une stratégie de money management adaptée permet au trader de neutraliser les effets psychologiques provoqués chez lui par les marchés et de s’affranchir des innombrables biais comportementaux qui rognent sa performance.

Indispensable à la survie du trader mais aussi à la régularité de ses performances, le money management n’est malheureusement pas suffisamment abordé en pratique. Quant aux ouvrages traitant du money management, ils sont peu nombreux, difficiles d’accès et très théoriques.

Ce séminaire vise à partager notre expertise en matière de money management en alternant théorie et cas pratiques. A l’issue de cette journée, le participant saura appliquer les formules mathématiques clés - développées par nous-mêmes - lui permettant d’implémenter un money management optimal et adapté qui maximise les gains de sa stratégie de trading.


Déroulement du séminaire


A. Les connaissances préalables à la mise en place d’une stratégie de money management (Matinée)

1. Les piliers d’une stratégie de trading
2. Pourquoi est-on programmé pour perdre en trading ?
3. Qu’est ce que le money management ?
4. Qu’est ce que l’espérance mathématique de gain (EMG) ?
5. De l’univers du risque (le jeu) à l’univers de l’incertitude (le trading)
6. Les mathématiques au service d’un money management optimal


B. L’implémentation d’une stratégie de money management (Après-midi)

7. Comment implémenter une stratégie de money management ?
8. L’implémentation d’une stratégie de money management sur un
actif risqué (indices, devises, etc.)
9. Quelques mots sur le levier et son utilisation optimale
10. Discussion et questions



C. Documentation remise à l’issue du séminaire



  • La présentation powerpoint en fichier PDF (environ 70 slides)


  • Les formules de calculs et des fichiers excel y relatifs





Edouard Martin
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