lundi 4 février 2008

Visionnaire ?


S'il survit, l'apprenti-trader peut, avec l'expérience, devenir bon.

Devenir bon, c'est anticiper le marché et surtout, tirer profit durablement de cette prévision.

On peut effectivement anticiper le marché en ayant raison dans plus de 70% des cas et perdre de l'argent. C'est fréquent chez l'apprenti-trader qui n'a aucune stratégie globale.


Pour débuter, je vous propose d'adopter stratégie de "risk mangement" suivante :

Lorsque vous entrez sur le marché, placez automatiquement un ordre de sortie "stop" et un ordre de sortie "limit" parfaitement équidistants de votre point d'entrée.
Ainsi, vous déterminez d'ores et déjà votre gain ou perte potentielles qui sont d'un montant égal.

A chaque opération, risquez de perdre (ou de gagner) au maximum 4% de votre capital initial, mais toujours le même montant que risqué au premier trade.

Si après plus de 200 trades (au moins!) vous gagnez de l'argent, c'est que vous avez réussi à absorber le spread et les commissions de votre intermédiaire.

Globalement, vous aurez battu le marché puisque vous aurez eu, en moyenne, raison plus d'une fois sur deux…

Vous pourrez vous venter d'être une sorte de visionnaire…

vendredi 1 février 2008

La cliquette aigue

Qu’il soit l’ensemble de son temps devant sa console de trading, quelques heures par jour ou quelques jours par semaine, l’apprenti-trader a toutes les chances d’être atteint de « cliquette aigue ».

Par définition, la cliquette aigue est un symptôme physiquement indolore mais psychologiquement et financièrement ravageur qui se manifeste chez l’apprenti-trader lorsqu’il est devant sa console de trading. La cliquette aigue se caractérise par des prises de positions nombreuses et aléatoires qui permettent d’assouvir des besoins propres à l’apprenti-trader. Ces besoins sont objectivement opposés à la recherche d’un profit puisqu’ils sont l’origine de pertes colossales.

L’apprenti-trader ne doit définitivement pas prendre de positions « parce qu’il a le temps », « parce qu’il a envie », « parce qu’il a eu une bonne ou une mauvaise journée », « pour se refaire », ...

Il doit prendre position pour une raison unique : parce que la stratégie qu’il a mise en place le lui indique.

A le lire, cela parait simple comme parole d’évangile.
En pratique, d’aucuns ont tout intérêt à se lier les mains.