A l’occasion de sa première conférence de presse hier soir, le Président Obama a tiré les grandes lignes de son plan de sauvetage de l’économie américaine.
Celui-ci passe par une augmentation des allocations chômage, des dégrèvements fiscaux pour la classe moyenne et des augmentations d’impôts pour les privilégiés et par une aide aux Etats, communes et PME touchés par la crise. L’objectif étant de minimiser les licenciements et d’éviter l’augmentation des impôts locaux.
Il s’agit ni plus ni moins que d’un Xème plan de relance destiné à redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs ou plutôt destiné à réduire son érosion. En clair : soutenir la consommation de produits dont les américains n’ont pas besoin avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Ce plan ne marque par conséquent aucune rupture du traitement politique de l'économie américaine.
Avec une dette publique supérieure à 10'000 milliards de USD qui croit de plus en plus vite, une épargne privée asséchée, un dollar dont le reste du monde se méfie de plus en plus, une économie en récession et une déflation généralisée, le Président Obama frôle la quadrature du cercle.
Les effets d’annonce n’effaceront pas la dure réalité économique et géopolitique : ce sont des chèques supplémentaires que le Président Obama va demander à ses créanciers du reste du monde. Des dettes qui n’ont désormais quasiment plus aucune chance d’être remboursées.
« Quand un homme doit 100'000 dollar à son banquier, il ne dort plus la nuit. Mais quand l’homme doit 10 millions de dollar à son banquier, c’est le banquier qui ne dort plus… »
Quand une personne ne peut payer ses dettes, elle ne paye pas. Mais la dette ne cesse pas pour autant d’exister. Elle est simplement payée par quelqu’un d’autre : le créancier.
Les créanciers des Etats-Unis ont accumulé tant de dollar dans leurs coffres que la seule liquidation d’une toute petite partie de cette fortune provoquerait l’effondrement du dollar et par mécanisme l’effondrement de la majeure partie de leur fortune.
Cette situation potentiellement explosive ne semble avoir aucune issue positive.
- Si les créanciers des USA refusent de financier cet Xème plan de relance, c’est le dollar qui s’effondre et leurs créances - libellées en USD - avec.
- Si les créanciers des USA acceptent de financier cet Xème plan de relance, c’est la fuite en avant : la dette américaine enflera une fois encore. Plus la dette US augmentera, plus les intérêts de la dette seront élevés, plus le gouvernement devra emprunter : c’est l’effet boule de neige qui mènera à une explosion des taux US. L’ajustement sera à terme d’autant plus brutal.
Dans les deux cas de figure, le dollar n'a pas d'autre horizon que de fortement baisser.
Le rebond du dollar de ces dernières semaines offrent aujourd’hui l’opportunité incroyable de sortir du dollar à très bon compte.
Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

1 commentaires:
Je m'intéresse peu aux évènements fondamentaux. Même si je sais que c'est un élément important, cela ne modifie pas le profil du marché sur le cour terme. Passons ! Je veux simplement te dire, Edouard, que hier j'ai regardé Bloomberg sur le net et l'on parlais de ta théorie déflationniste. Le monde a changer de visage. On passe d'une situation de crainte de l'inflation à la crainte de la déflation avec un cercle vicieux du genre, baisse des prix, baisse des salaires, licenciemens, chômage, baisse de consommation, baisse des prix etc.... Tu connais cela mieux que moi. En tout cas ton scénario semble de plus en plus d'actualité. Pourrais tu nous faire une synthèse de tes idées ?
Dernière remarque : Je viens de trouver le code de l'indicateur CDG de Belkhayate sur le net ! Je l'ai paramétré ! Si tu veux en savoir plus je peux te donner les infos : N'hésite pas a mettre un commentaire sur TRADER-ON-THE-FLOOR.BLOG.COM J'envoierais le programme complet et mes paramétrages !
Ciao Ed !
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