Hier soir, c’était l’hécatombe à Wall Street avec des records à la baisse, des intervenants incrédules et des commentateurs – les fameux acteurs surpayés – en état de deuil… Oui oui, il fallait les regarder sur CNBC…
Des déclarations de certaines figures emblématiques du Congrès qui continuaient à faire de la politique – peut-on réellement leur reprocher - ?
De ce désaveu cinglant, je retiendrais trois éléments.
Le premier, c’est peut être l’amateurisme ou -pour être plus mesuré - l’optimisme démesuré de l’administration Bush quant à l’approbation de son plan de sauvetage. Celui ou celle qui connait le fonctionnement d’un parlement, comprendra parfaitement que lui refiler une patate brulante pour adoption quelques semaines avant une élection cruciale relève bien d’un optimisme démesuré. C’est bien connu, avant des élections, quasiment plus rien n’est voté. Les projets importants qui se veulent rassembleur et qui nécessitent l’unité ne passent généralement pas en périodes de guerre électorales.
Deuxième élément, c’est l’étonnant comportement de certains politiciens républicains qui ont décidé de refuser un plan ficelé par leur famille politique, mais transférant les responsabilités individuelles sur la collectivité. On ne pourra en tous cas pas leur reprocher d’avoir abandonné leurs convictions.
Enfin, à quelques semaines de la fin du mandat Bush, c’est le bilan historique – un passif sans fond - qu’il laisse à son pays et au monde entier. Une politique intérieure et extérieure désastreuse qui se termine en cauchemar financier mondial. Une perte totale de crédibilité en fin de mandat qui l'a empêché de peser sur l’adoption de ce plan.
Edouard Martin
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