mercredi 8 juillet 2009

Exercice - Money Management

Voici un petit exercice permettant de comprendre la logique du Money Management.... J'attends vos réponses...



On vous met à disposition 10'000.-.

On vous propose de choisir entre l’un des deux jeux ci-après et de jouer 50 coups.

Le taux de réussite annoncé pour chacun des jeux est assuré à l’issue des 50 coups. L’ordre des coups gagnants et perdants est aléatoire.

Jeu 1 :
Taux de réussite : 80% (soit 40 coups gagnants et 10 coups perdants)
Gain lorsque le coup est gagnant : 1/2 fois la mise
Perte lorsque le coup est perdant : 1 fois la mise

Jeu 2 :
Taux de réussite : 40% (soit 20 coups gagnants et 30 coups perdants)
Gain lorsque le coup est gagnant : 2 fois la mise
Perte lorsque le coup est perdant : 1 fois la mise

Quel jeu choisirez-vous et pourquoi ?


Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

dimanche 28 juin 2009

J'ai déjà posté à plusieurs reprises sur le thème des stratégie de money management.


Ceux et celles qui s'intéressent à ce thème central pour le trader connaissent le fraction de Kelly.Il s'agit de la fraction optimale du capital à risquer à chaque transaction qui permet de maximiser le potentiel de la stratégie de trading : autrement dit, c'est la fraction du capital à risquer qui maximise les gains.Cette fraction souffre d'un biais de taille.


Elle ne prend pas en compte le facteur que tout trader redoute : les séries de trades perdants (Max Draw Down).


Les travaux que j'ai réalisé permettent désormais à chaque trader de trouver sa "fraction optimale" qui dépend du potentiel de sa stratégie et, surtout, de son aversion aux pertes (Quelle perte maximale accepte-t-il au cours de sa stratégie ?)


Prochainement, je sortirai un bouquin sur cette approche révolutionnaire du money management qui permettra de rééquilibrer la donne.


Aujourd'hui 95% des traders perdent de l'argent.


Avec cette approche, ce taux devrait descendre à 50%.


En pièce attachée un résultat de cette nouvelle approche du money management (surtout pour ceux qui ont suivi mes interventions antérieures : voir historique des billets sur le money management)
Ce fichier est visualisable via le lien suivant :





Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

samedi 6 juin 2009

La réelle explication des inégalités salariales et de leur explosion

Le creusement des inégalités salariales et de pouvoir d’achat des français constaté ces dernières décennies est dramatique. Celui-ci est la conséquence directe des décisions prises par les grandes entreprises et les collectivités publiques en matière d’indexation annuelle des grilles salariales…

En effet, le principal fait générateur des inégalités salariales que l’on constate aujourd’hui et de la chute du pouvoir d’achat des plus précaires sont les grilles salariales indexées annuellement à un taux unique quel que soit le niveau du salaire, et ce afin de "compenser l’inflation".

Or, si ce système compense globalement l’inflation, il est le terreau du creusement des inégalités salariales puisque les plus aisés deviennent encore plus aisés et les plus pauvres encore plus pauvres.
C’est à la fois mathématique et très simple.

En voici l’illustration :

Soit deux salaires annuels versés en 1998 : 20’000 euros et 100’000 euros. La différence entre ces deux salaires est de 80’000 euros.

A combien s’établit cette différence de salaire (D) après 10 années en tablant sur un taux d’indexation annuel de 2% ?
D = 100’000*(1+0.02)^10 – 20’000*(1+0.02)^10
D = 97’520 euros

Sur 10 ans, l’écart salarial entre ces deux postes s’est creusé de 17’520 euros pour passer de 80’000 euros à 97’520 euros. Pourtant, ni les niveaux d’exigences, ni les niveaux d’expérience exigés pour ces postes n’ont changé !

Seule la modulation du taux d’indexation des grilles salariales en fonction du niveau de salaire peut enrayer ce mécanisme destructeur à coup sûr pour notre société.

Il est urgent d’abandonner ce système d’indexation à taux unique et inique car les écarts salariaux s’accroissent à un rythme toujours plus effréné… C’est simplement mathématique.



Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

mardi 10 mars 2009

Stratégie de trading


Voici mon concept de stratégie de trading résumé en un graphique et qui sera prochainement développé sur mon site consacré au money management.


Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

dimanche 1 février 2009

Quels produits pour miser sur la hausse de l'or ?

Si l'or revient en force, l'argent aussi. Les métaux précieux sont désormais à la fête et celle-ci risque fort bien de perdurer.
A l'instar de l'analyse technique, les fondamentaux sont en faveur d'un rallye et même d'un marathon.

Coté en CHF et en EURO, l'or a cassé ses plus hauts la semaine dernière. En analyse technique, on nomme ce phénomène "break out" qui libère un potentiel remarquable.

Du côté des fondamentaux de l'or, l'analyse concernant la prêt d'or des banques centrales aux Bullion Banks, commence à être connue... En voici un extrait tiré du site  http://www.eurogoldfrance.com/whygold.htm#gold

"L'Or des Banques centrales, vendu sur les marchés par les Bullion Banks, a donc permis de couvrir les déficits chroniques de production minière que connaît le secteur de l'Or et énoncés plus haut. Ceci a par ailleurs induit qu'en réalité, pratiquement personne n'a réalisé le déficit réel entre les niveaux de Demande et de Production d'Or au cours des 20 dernières années.
Cela a également eû pour effet d'augmenter artificiellement l'offre globale d'Or sur les marchés, ce qui a eû pour conséquence de maintenir les cours à des niveaux anormalement bas par rapport au déficit réel entre l'Offre minière et la demande des marchés.

Les "emprunts" d'Or physique par les banques d'Or ont aujourd'hui atteint de tels sommets (de l'ordre de 350 milliards de dollars aux cours de début 2007) qu'il est devenu impossible que celles-ci puissent un jour les rembourser à leur propriétaires (les Banques centrales) sous forme d'Or...
Les «Réserves d'Or» des Banques centrales ne sont donc plus que théoriques, puisque qu'elles ne sont plus représentées que par de «l'Or papier» que leurs "emprunteurs" ne pourront jamais rembourser (ni en or, ni même en contrevaleur devises).
Ceci est d'autant plus vrai que les cours de l'Or n'ont cessé d'augmenter au cours des dernières années, et que ce mouvement ne pourra que s'amplifier (pour les raisons exposées plus haut)."

" Depuis le début des années 1980, les Banques centrales (à l'exception de la Banque de France jusqu'à récemment) ont «prèté» une large part de leurs réserves d'or aux «Bullion Banks» (Banques d'Or, telles que JP Morgan, Goldman Sachs, etc), afin de générer des revenus sur leurs «actifs dormant» d'Or.
Le processus est le suivant :
Les Banques Centrales ont «prèté» une partie de leur Or aux «Bullion Banks» contre un taux d'intérêt très faible (moins de 1% au début, et 0,1% aujourd'hui !).
Les «Bullion Banks» doivent ainsi de l'Or physique (lingots) aux Banques centrales.
Les Bullion Banks ont pour leur part, vendu cet Or sur les marchés (ce qui a compensé / masqué les déficits de production) et ont utilisé les fonds ainsi récoltés pour acheter des bons du trésor (T. Bills) payant des taux d'intérèts beaucoup plus importants.
Elles ont ainsi gagné de l'argent (entre 4.5 et 8% par an de revenus pour un coût de moins de 1%) grâce aux bons du trésor (emprunts d'États) émis par ... les Etats qui leur avaient prèté l'Or de leurs propres réserves !"



En définitive, pour miser sur une hausse durable de l'or, les ETF émis par la banque cantonale de Zurich sont fort adaptés car ils sont proposés en CHF, euro et USD et ont comme sous-jacent 100g d'or physique. En outre, la probabilité de faillite d'une banque cantonale suisse est à priori inexistante.

Voici le lien vers ces ETF (qui avaient d'ores et déjà été recommandés dans ce blog) qui existent aussi pour l'argent :
http://www.six-swiss-exchange.com/marketpulse/funds/security_info_fr.html?id=CH0024391002CHF4



Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

vendredi 23 janvier 2009

L'or revient en force...


Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com

lundi 19 janvier 2009

Faut-il moraliser ?


Pour Nicolas Sarkozy, c’est très clair et c’est oui. 

En exigeant que les dirigeants des banques françaises renoncent à leurs bonus au titre de l’exercice 2008, Sarkozy envoie un signal fort aux nababs de la finance moderne : rien ne sera plus comme avant. L’époque des gros profits à très courte vue est désormais révolue.

Mais est-ce suffisant ?

Il faut tout d’abord rappeler le contexte : l’invraisemblable épopée des subprimes précédée et accompagnée d’un endettement généralisé. Une part grandissante de la croissance des sociétés occidentales s’est faite à crédit ces 20 dernières années sous le joug du développement d’artifices financières toujours plus efficaces. Le bouquet final : la titrisation massive de crédits hypothécaires américains pourris disséminés un peu partout avec pour corolaire la faillite de millions de ménages américains et une récession mondiale. Le tout, sous la complaisance et l’accompagnement même, d’agences de notation déshonorées qui ont failli à leur mission.

Les grandes banques d’affaires, à l’origine de la production et de la commercialisation des titres « subprimes » (produits regroupant de milliers de crédits hypothécaires plus ou moins pourris), et les agences de notation, ont une responsabilité essentielle dans la situation actuelle. Ces financiers rémunérés des dizaines de millions par année (par tête de pipe) ont imaginé, crée et commercialisé ces produits toxiques sur les marchés financiers. 
Quant aux agences de notation, elles ont évalué ces produits comme les plus sûrs alors même que les crédits hypothécaires les composant avaient été accordés souvent à taux variables et à des ménages parfois sans revenus. Pendant plusieurs années, ces produits financiers ont généré des dizaines de milliards de profits et des bonus stratosphériques

Dès 2007, le retournement du marché immobilier américain a provoqué l’effondrement d’un système totalement dénué de moral et basé exclusivement sur l’avidité, la tromperie et le déni de l’autre.

D’un côté, des traders et dirigeants avides qui se sont enrichis dans des ordres de grandeur inimaginables au cours des belles années. De l’autre, des millions de ménages ruinés, des épargnants et futurs retraités floués, et un système financier décrédibilisé sauvé en dernier ressort par le contribuable. Durant quelques années, ces traders et dirigeants ont pris des décisions dévastatrices pour la collectivité mais qui leurs ont rapporté des milliards. 

D'où la question suivante...

Ces milliards ne devraient-ils pas être tout simplement restitués à la société ? Est-ce réellement impossible ?... 

Avec le retour en force des politiques, tout devient possible....

jeudi 8 janvier 2009

Barack, l'homme qui valait 1'000 milliards

Avec les milliers de milliards de dollar injectés dans les systèmes économiques et financiers sous diverses formes depuis plus d'une année, certains pourraient être tentés de croire que les pouvoirs publics ont fait ce qu'ils devaient faire en amenant des solutions efficaces à la crise.

Pourtant, l'économie américaine a bel et bien détruit près de 700'000 emplois en décembre. C'est énorme et surtout 200'000 emplois de plus que ce que prévoyaient les analystes. Comment des experts peuvent-ils se tromper à ce point s'agissant de données statistiques communiquées mensuellement…? La situation est-t-elle définitivement hors contrôle ?

Après avoir sauvé les bancaires de la banqueroute généralisée et retardé l'écroulement du secteur automobile américain à coups d'injections de dizaines de milliards, d'autres secteurs économiques viennent mendier à Oncle Sam de l'argent dont il ne dispose plus en réalité…

Ainsi, Larry Flynt, roi du porno américain, estimant mériter la même attention que les constructeurs de voitures, demande au Congrès de débloquer une aide de 5 milliards de dollars en faveur de son secteur…

5 milliards ? Qui dit mieux … Décidemment, l'homme qui valait 3 milliards a fait son temps…

Avec son plan à plus de 1'000 milliard, soit 1 trillion en langage moderne, Barack Super-Man Obama est en passe de révolutionner la relance.

Des sommes dont les Etats-Unis sont à milles lieux de disposer, pour reconstruire, réhabiliter et moderniser les infrastructures publiques telles que les écoles, les hôpitaux, les routes, ponts, etc. A la clé, des millions d'emplois seraient créées sous la bienveillance de généraux pays donateurs…

La problématique de la dette américaine et, surtout, de la part toujours plus forte que l'étranger y a pris, a suffisamment été discutée dans ce blog pour ne pas être à nouveau abordée dans les détails…Que les taux des bons du Trésor US prennent l'ascenseur demeure une question de temps. Dans cette hypothèse que j'estime hautement probable, les généreux pays donateurs détenant de la dette américaine se verront infliger le même sort que les particuliers qui possédaient des produits structurés Lehman Brothers ou des "Maddofs".

Dans ce contexte inédit, disposer de liquidités reste le maître-comportement pour 2009. A l'instar de 2008, les liquidités permettront à nouveau de gagner du pouvoir d'achat…

Fin 2008, vous pouviez acheter près de deux CAC40 pour le prix d'un de fin 2007… Fin 2009, sans doute pourrez-vous en acheter trois pour le prix d'un à fin 2007…

Fin 2008, vous pouviez acheter près de 100 m2 pour le prix de 80m2 fin 2007… Fin 2009, sans doute pourrez-vous en acheter 120m2 pour le prix de 80m2 fin 2007….

Quant aux matériaux précieux tels que l'or ou l'argent, ils ont convenablement joué leur rôle de valeur refuge en 2008 en surperformant aisément les actifs risqués alors même qu'ils ne génèrent aucun revenu et coûtent en stockage.

D'aucuns me rabâchent à souhait leur inintérêt à détenir des métaux précieux. Soit. Mais je leur retourne la question.
Quel est l'intérêt d'acheter de nouveaux biens de consommation dont la valeur décroit rapidement et dont le gain d'utilité qu'ils apportent est quasi nul ? 9 millions, 10 millions ou 11 millions de pixels ? 50, 100 ou 150 gigas ? 92, 112 ou 132 cm ?....

Au fond, détenir des métaux précieux, c'est miser sur la fin d'un cycle.

C'est miser sur la fin de la consommation à outrance de produits dont les gens n'ont pas besoin et qui ont été achetés avec de l'argent qu'ils n'avaient pas.

C'est miser sur l'écroulement de la pyramide de dettes bâtie ces 20 dernières années.

C'est miser aussi sur la fin du système monétaire actuel.


Edouard Martin
www.trendis-yourfriend.com